Le soja est un aliment, mais c'est aussi... une plante médicinale ! Il apporte des phyto-oestrogènes, mais il est loin d'être le seul (des centaines d'autres aliments en renferment aussi).
Les phytoestrogènes dans l’assiette
Il existe différents types de phytoestrogènes. Nous en avalons chaque jour sans nous en douter (et encore moins nous en préoccuper), et ce depuis notre plus tendre enfance ! A la ménopause, ils deviennent brusquement très attrayants, et on aimerait bien profiter de leurs vertus naturelles. Pour qu’ils agissent de façon effective dans notre corps, ce dernier doit d’abord les transformer en génistéine, daïdzéine, équol, les molécules actives. Ce sont les bactéries intestinales qui s’en chargent. C’est pourquoi il peut être indispensable de faire une cure de probiotiques si vous avez l’impression que les phytooestrogènes ne « marchent pas » sur vous ; peut-être que, tout simplement, votre intestin n’est pas en mesure de les assimiler. Avec des probiotiques, c’est mieux !
Les isoflavones
On les trouve principalement dans les légumineuses (fèves, haricots, pois chiches, graines de soja, luzerne, trèfle, vin, thé vert). Le soja est un vrai « expert » en isoflavones : tofu et tempeh sont les champions, mais on en trouve aussi dans les yaourts au soja, l’huile, le « lait » de soja, les protéines et la farine de soja… Vous n’en mangez jamais ? Alors sans doute consommez-vous des agrumes (citron, orange, clémentine, pamplemousse, mandarine, yuzu…), des oignons, des pommes, du raisin, du thé vert, du vin, de la bière, de l’huile d’olive ? Tous ces aliments et boissons en contiennent un peu !
Les lignans
Le lin, sous forme de graines (pain aux graines de lin, graines à mettre dans la salade…), est très puissamment pourvu en lignans. Mais il y en a aussi une belle teneur dans le son de blé. Digne d’intérêt aussi sur ce plan : le son de seigle, le sarrasin, les noix de cajou, le sésame (graines aussi), les amandes et autres oléagineux (olives, tournesol), les céréales complètes (riz, blé, orge, seigle, lin, avoine), certains fruits (pamplemousse, poire, pomme), plusieurs légumineuses (haricots secs, flageolets, lentilles, pois chiches) et bulbes (ail). Plus anecdotique, on trouve mêmes des lignans dans les baies de canneberge, le thé vert et le vin rouge.
Les coumestanes
La liste de nos aliments vecteurs est nettement plus restreinte et anecdotique puisqu’on trouve ces phyto-oestrogènes dans les plantes fourragères, donc pour les animaux principalement (alfalfa, luzerne, feuilles de trèfle, pousses de soja), les graines germées et les choux de Bruxelles.
Retrouvez tous nos menus "spécial ménopause & préménopause", tous les conseils "soja" et les différentes formes pour profiter au mieux de leurs bénéfices santé dans le livre Ménopause et huiles essentielles. Et pour les fans de soja, de Japon, ou des deux, fêtez le soja, aujourd'hui, c'est Setsubun, en quelque sorte sa fête ! Pour en savoir plus, allez lire ce billet !
Une publicité dans une épicerie japonaise (à Paris), vantant un tofu 100% soja... Comme quoi dans le tofu aussi, il peut y avoir des "copies" ou des "contrefaçons" !